Enquêtes pour entreprises

Démarque inconnue : identifier l’origine de vos pertes

La démarque inconnue, c’est l’écart inexpliqué entre stock théorique et stock réel. Derrière : vol interne, vol externe organisé, fraude aux procédures, complicités. Nous en recherchons l’origine et vous remettons des preuves exploitables aux prud’hommes comme au pénal.

La démarque inconnue n’est pas une fatalité comptable : c’est un phénomène qui a des auteurs. Notre enquête distingue les causes, détournements internes, ententes avec livreurs ou fournisseurs, vols à l’étalage organisés, avoirs et remises fictifs, puis les impute à des faits datés et prouvés.

D’où vient la démarque inconnue, concrètement ?

Rarement d’une seule cause. Les études sectorielles imputent l’essentiel au vol interne et au vol externe, complétés par la fraude aux procédures (avoirs fictifs, remises détournées, démarque « administrative » maquillée) et les ententes avec des tiers, livreurs, prestataires, parfois fournisseurs.

Le signal d’alerte est presque toujours statistique : un rayon, une équipe, un créneau horaire ou un magasin qui décroche des autres. Notre premier travail consiste à lire ces écarts avec vous pour cibler l’enquête, inutile de surveiller tout un site quand les chiffres désignent la réserve de nuit ou le poste de caisse n° 3. Cette phase d’analyse évite les dispositifs lourds et fait gagner des semaines.

Quels moyens d’enquête déployons-nous ?

Selon la cible : observations discrètes des zones sensibles (réserves, quais, parkings), passages en client mystère pour tester caisses et procédures, surveillance des créneaux à risque, OSINT sur la revente (plateformes d’occasion, réseaux sociaux), et recoupement avec vos données internes.

La revente est souvent le maillon faible des auteurs : la marchandise détournée réapparaît sur les plateformes d’occasion, parfois à quelques kilomètres du magasin, avec des volumes et des références qui signent leur origine. Notre veille OSINT documente ces annonces et les relie aux écarts de stock. Sur le terrain, tout se fait dans le cadre légal : espaces ouverts au public ou zones où l’employeur est légitime, information des instances lorsque le droit du travail l’exige, proportionnalité constante, c’est ce qui rend les preuves exploitables en procédure disciplinaire.

HypothèseMoyen d’enquêteLivrable
Vol interne (réserve, caisse)Observations ciblées, client mystèreFaits datés imputables
Entente livreur/prestataireSurveillance des quais et rotationsChronologie des détournements
Revente de la marchandiseVeille OSINT plateformesAnnonces reliées aux références volées
Fraude aux procéduresAnalyse + passages testsAvoirs/remises fictifs documentés

Que faire des preuves : licenciement, plainte, les deux ?

Les deux voies se complètent : la procédure disciplinaire (jusqu’au licenciement pour faute grave) répond à l’urgence managériale ; la plainte pénale (vol, art. 311-1 du Code pénal ; abus de confiance, art. 314-1) traite les cas lourds et les complicités externes. Notre rapport est construit pour servir les deux.

La recevabilité se joue en amont : un salarié ne peut être licencié sur la foi d’un dispositif de surveillance illicite ou déloyal. C’est pourquoi notre méthode est calée sur la jurisprudence sociale, zones et moments légitimes, proportionnalité, information des instances quand elle s’impose, et validée avec votre conseil avant le déploiement. Un dossier bien construit se termine d’ailleurs souvent sans audience : face à des faits datés et photographiés, la transaction ou la reconnaissance des faits est la sortie la plus fréquente.

Combien de temps pour identifier l’origine des pertes ?

De deux à six semaines dans la plupart des dossiers : une à deux semaines d’analyse et de ciblage, puis les vacations d’observation et les passages tests sur les créneaux désignés. Les ententes externes structurées demandent plus de patience que le détournement individuel.

Le dispositif est réversible et progressif : on commence resserré (un site, un créneau, une hypothèse), on n’étend que si les constats le justifient. À l’issue, au-delà de l’identification des auteurs, le rapport pointe les failles de procédure qui ont rendu la fraude possible, encaissement, gestion des avoirs, contrôle des réceptions, pour que la démarque ne se reconstitue pas avec d’autres acteurs six mois plus tard.

Combien cela coûte-t-il ?

Nos missions démarrent à 85 € HT/heure (forfait journée 850 € HT, taux dégressif au volume). Chaque dossier fait l’objet d’un devis écrit gratuit avant tout engagement, aucun frais caché.

Le budget suit le ciblage : quelques vacations suffisent quand l’analyse a désigné le bon créneau. Mettez-le en face de la démarque annuelle du site concerné, l’enquête coûte presque toujours moins qu’un seul mois de pertes.

Voir la grille tarifaire complète.

Questions fréquentes

Puis-je faire surveiller mes propres salariés ?
Oui, dans un cadre strict : zones et moments où l’employeur est légitime, proportionnalité au but poursuivi, information des instances représentatives quand le droit du travail l’exige. Nous calons le dispositif avec votre conseil pour garantir l’exploitabilité disciplinaire.
Les caméras du magasin ne suffisent-elles pas ?
Rarement : elles filment ce qu’on leur montre, sont connues des équipes, et leur usage disciplinaire est très encadré. L’enquête humaine cible les angles morts, réserves, quais, revente en ligne, et produit des constats directement imputables.
Comment savoir si c’est du vol interne ou externe ?
Par le ciblage statistique puis les constats : les écarts par rayon, créneau et équipe orientent l’hypothèse, l’observation la confirme ou l’infirme. Notre première phase d’analyse répond souvent à cette question avant tout déploiement lourd.
Que risque le salarié identifié ?
Sur le plan disciplinaire : jusqu’au licenciement pour faute grave. Sur le plan pénal : vol (art. 311-1) ou abus de confiance (art. 314-1) selon le mode opératoire. La décision d’orienter vers l’une ou l’autre voie, ou les deux, vous appartient, avec votre conseil.
Intervenez-vous dans plusieurs magasins à la fois ?
Oui : les réseaux (retail, franchise, distribution spécialisée) sont notre terrain habituel. L’analyse comparative entre sites est d’ailleurs l’un des meilleurs outils de ciblage, le site qui décroche désigne souvent lui-même son problème.

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