Enquêtes pour entreprises
Due diligence : le facteur humain derrière les chiffres
La due diligence dirigeant commence où s’arrêtent les auditeurs : ils vérifient les comptes, personne ne vérifie l’homme. Avant de vous associer, d’investir ou de signer, nous documentons le parcours réel, la réputation et les antécédents de votre futur partenaire.
La plupart des désastres d’affaires ne viennent pas d’un bilan mal lu, mais d’une personne mal connue : l’associé déjà passé par deux liquidations discrètes, le dirigeant dont le « MBA américain » n’existe pas, le partenaire dont la société sœur concurrence la vôtre. La due diligence humaine, notre spécialité, complète l’audit financier et juridique par ce qu’aucune data room ne contient. Depuis notre agence du 10 rue de la Paix, nous la menons en France et à l’international via le réseau du Groupe Prometheus.
Qu’apporte un détective à une due diligence classique ?
L’audit comptable et juridique analyse ce que la cible veut bien montrer ; l’enquêteur documente ce qu’elle ne montre pas : parcours réels des dirigeants, échecs passés maquillés, litiges non déclarés, conflits d’intérêts, réputation effective dans le secteur. Le facteur humain, vérifié aux sources.

Une data room est un exercice de communication autant que de transparence : les documents y sont choisis. Notre travail commence là où elle s’arrête, dans les registres publics que personne ne croise, la presse locale ancienne, les publications légales des structures « oubliées » du CV, les témoignages spontanés d’anciens partenaires, et le terrain quand il le faut. Un détail invérifiable n’est jamais anodin : c’est par lui que commencent la plupart de nos découvertes.
Le résultat n’est pas un avis de plus, mais un rapport factuel et sourcé qui confirme ou infirme le récit de la partie adverse. Dans une négociation, cette asymétrie d’information retrouvée vaut souvent plusieurs points de valorisation.
Quand une due diligence dirigeant est-elle indispensable ?
À chaque fois qu’une signature vous lie durablement à une personne : entrée d’un associé au capital, acquisition ou cession d’entreprise, levée de fonds, joint-venture, recrutement d’un dirigeant clé, partenariat stratégique, a fortiori avec une contrepartie étrangère ou pressée de conclure.
- Association et capital : un associé se choisit plus difficilement qu’il ne se quitte, vérifier avant le pacte
- Acquisition / cession : qui est réellement l’acheteur qui promet un paiement échelonné ? Voir aussi l’enquête de solvabilité
- Levée de fonds : les fonds annoncés existent-ils, et d’où viennent-ils ?
- Dirigeant clé : mandats passés, interdictions de gérer, réputation managériale, complété par la vérification de CV
- Partenaire étranger : structure réelle, bénéficiaires effectifs apparents, honorabilité locale via notre réseau WAD
Que vérifions-nous concrètement sur une personne ?
L’identité et le parcours (diplômes, postes, dates), l’historique entrepreneurial complet, y compris les structures absentes du discours, les procédures et litiges visibles, les interdictions de gérer, les liens capitalistiques et conflits d’intérêts, la réputation sectorielle et la cohérence du train de vie.
| Signal d’alerte fréquent | Vérification menée | Ce que le rapport établit |
|---|---|---|
| CV brillant mais invérifiable | Diplômes et employeurs contrôlés à la source | Parcours réel, embellissements datés |
| Sociétés passées « oubliées » | Registres et publications légales croisés | Historique entrepreneurial complet, liquidations |
| Train de vie sans rapport avec l’activité | Sources ouvertes + observations ciblées | Cohérence économique, signaux de façade |
| Partenaire pressé de signer | Litiges, procédures, réputation sectorielle | Contentieux en cours, précédents similaires |
| Contrepartie étrangère opaque | Correspondants locaux via réseau WAD | Structure réelle, honorabilité locale |
Sur les personnes morales, ce volet humain se double d’une lecture économique : activité réelle constatée, effectifs visibles, locaux effectifs, les mêmes méthodes que notre enquête de solvabilité.
Comment se déroule la mission, et en combien de temps ?
Cadrage confidentiel avec vous ou votre conseil, phase documentaire (registres, publications, presse, sources ouvertes), vérifications à la source (établissements, anciens partenaires), terrain si nécessaire, puis rapport sourcé. Comptez une à trois semaines selon le périmètre, souvent moins que la data room.
Cadrage. Qui vérifier, pour quelle décision, avec quelle échéance : le périmètre est aligné sur votre calendrier de signature.
Documentaire. Registres du commerce, publications légales, presse spécialisée et locale, décisions publiées : la trajectoire officielle est reconstituée.
Sources vives. Diplômes vérifiés auprès des établissements, anciens partenaires et employeurs sollicités avec doigté, jamais en révélant votre projet.
Rapport. Synthèse décisionnelle, fiches par point vérifié, sources citées, zones d’incertitude signalées honnêtement.
La discrétion est absolue : la cible n’apprend jamais qu’elle a été vérifiée, et votre projet n’est jamais évoqué.
Dans quel cadre légal ces vérifications s’inscrivent-elles ?
Agrément CNAPS, intérêt légitime évident (décision d’investissement ou d’association), collecte proportionnée et sources licites : registres publics, sources ouvertes, entretiens loyaux, observations dans l’espace public. Le RGPD est respecté à chaque étape, et le rapport reste strictement confidentiel.
La frontière est nette avec ce que nous ne faisons pas : pas d’accès aux fichiers réservés (bancaires, fiscaux, casier judiciaire), pas de prétexte déloyal, pas d’intrusion. Ces limites ne réduisent pas l’efficacité, l’essentiel des signaux décisifs est public ou observable, encore faut-il savoir où regarder et comment recouper. C’est le métier.
Fonds, PME, start-up : les usages diffèrent-ils ?
Le fonds d’investissement vérifie en série et cherche la cohérence des équipes dirigeantes ; la PME familiale vérifie une fois, au moment le plus engageant de son histoire ; la start-up vérifie ses investisseurs autant que l’inverse. Trois tempos, une même méthode.
Pour les fonds, nous nous intégrons au processus d’investissement : vérification systématique des fondateurs et dirigeants clés avant term sheet, format de rapport homogène, délais compatibles avec le rythme des deals. La récurrence permet une grille dégressive.
Pour la PME et son dirigeant, l’enjeu est souvent unique et existentiel, céder l’entreprise d’une vie, faire entrer un associé. Nous prenons le temps du contexte : le secteur, la région, les usages. C’est fréquemment le premier recours à un détective ; le premier entretien, gratuit, sert aussi à démystifier.
Pour la start-up, le rapport de force s’inverse : c’est l’investisseur pressant qu’il faut vérifier, réalité des fonds, précédents avec d’autres participations, clauses léonines déjà pratiquées. Une demi-journée de vérification a déjà sauvé plus d’une table de capitalisation.
Deux dossiers types, anonymisés
Un repreneur charismatique dont les trois liquidations précédentes n’apparaissaient sous aucune des variantes de son nom d’usage ; un « family office étranger » pressé d’investir, dont l’adresse prestigieuse abritait une simple domiciliation et aucune des participations revendiquées.
Le serial-liquidateur. Un dirigeant charismatique propose de reprendre une PME familiale avec paiement différé. Son nom d’usage, légèrement différent de son état civil, masquait trois liquidations en dix ans, dont deux avec des fournisseurs impayés dans le même secteur. La cession est restructurée : paiement comptant majoritaire, garanties personnelles. Le vendeur a signé, mais en connaissance de cause, et l’entreprise familiale existe toujours.
Le family office fantôme. Un investisseur étranger presse une start-up de conclure une levée « avant la fin du mois ». Les vérifications locales, menées par notre correspondant WAD, révèlent une adresse de pure domiciliation, des participations revendiquées introuvables et un précédent litigieux dans un pays voisin. La levée est abandonnée, et la start-up toujours en vie.
Combien cela coûte-t-il ?
Une due diligence humaine se chiffre selon le périmètre : la vérification d’une personne en France relève de l’enquête administrative (à partir de 350 € HT) ; un dossier complet multi-cibles ou international fait l’objet d’un forfait écrit. Les vérifications de terrain sont facturées 85 € HT/heure, dégressif au volume.
Rapportez ce coût à l’enjeu : quelques centaines ou milliers d’euros de vérification contre des années d’association ou un prix de cession. C’est, de loin, la ligne la moins chère de votre closing.
Voir la grille tarifaire complète.
Questions fréquentes
En quoi est-ce différent de l’audit d’acquisition de mon cabinet ?
La personne vérifiée peut-elle l’apprendre ?
Pouvez-vous vérifier un partenaire à l’étranger ?
Que contient le livrable ?
En combien de temps pouvez-vous rendre le rapport ?
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